Carnet n°1, ‘P’ comme Pérégrinations

Édition verte d’un carnet en dos carré-collé, Carnet n°1 : P comme Pérégrinations, 19,5×14,8cm, 39p.

Il couvre les mois de mars et avril, et l’envie de me délier le poignet en écrivant tout et n’importe quoi après ces kilomètres de notes et rapports qui l’ont rigidifié aussi sûrement qu’un salut à Méduse. Alors, les feuilles blanches se sont progressivement remplies de petites histoires, de débuts de pièces de théâtre, de ratages complets, de développement variés, de souvenirs et de mots entendus.

C’est une exploration et un plaisir que de chercher comment conter ou traduire. De faire ressortir la meilleur dialectique du monde par des personnes qui n’ont jamais existé. L’on retrouve la spontanéité, l’inattendu, les fautes de frappe aussi. L’on repêche la comparaison ou la métaphore rigolote qui normalement se noie dans les marges, caniveaux de mes cahiers charriant le tout venant.

Et pis, le langage est bien fait, il faut y ajouter des choses et en oublier d’autres.
En somme il y a toujours tout à inventer.