La Somme de ses Parties [0/4]

Cette série de 5 articles nommés « La Somme de ses Parties » trace les intentions puis les grands axes de mon Projet de Fin d’Études (PFE), conclusion de ces 5 années d’études en Architecture.

Le sujet de mon PFE a été tordu par la Mention Recherche. Il devait être un théâtre itinérant acoustiquement optimisé, c’est finalement la rénovation de bâtiments académiques du campus de La Doua où j’ai agencé trois dispositifs : un amphithéâtre déconstruit, un ersatz de bibliothèque universitaire surautomatisée et une collection de partitions participative.

Chacune de ces entités se place en prospective du travail de mémoire. Ils viennent instancier les réflexions par le média du projet d’architecture. Plus accessible que les textes, ils favorisent la projection des spectateurs en usagers, donnent une interaction avec un espace et un usage plutôt qu’avec l’idée nue. Il permet de donner à habiter des concepts lointains comme la déconstruction, des situations d’écoute nouvelles dans une utopie, une dystopie ou une potentielle réalité ; cela dépend de l’architecte qui l’interprète. Dans notre cas, il nous permet par exemple de rendre opérant l’objet conceptuel du rhizome au sein de la bibliothèque en ligatures au lieu d’être dressé en simple épouvantail conceptuel.

Le projet d’architecture peut aussi être une occasion de recherche. Je l’ai saisie en travaillant quelques mois sur l’acoustique architecturale et les moyens de concevoir de nouvelles morphologies adaptées aux visions contemporaines des espaces de performances. Sachant qu’il a fallu plusieurs années pour construire le philharmonie de Paris ou l’Elbphilarmonie, des bataillons d’architectes et d’ingénieurs à plein temps, qu’est-ce qu’un étudiant seul et dont la production demandée par les décrets est de papier peut faire ? Élaborer un seul volume théorique, une maquette — document graphique — chef d’oeuvre par exemple. Quitte à rester dans l’abstrait, j’ai préféré développer un processus nouveau pour aider à concevoir des formes plutôt qu’en développer précisément une seule au fonctionnement hypothétique.

Cela s’est soldé par la confection d’un article à paraître pour le Séminaire de Conception Architecturale Numérique (SCAN’18). Cette initiative impose de se conformer à l’écriture scientifique rigoureuse que pose la publication d’un article, le soumettre anonymement et en double aveugle à deux experts du domaine, appliquer les modifications et donner les compléments d’information qui accompagnaient leur approbation mutuelle.

Le titre de l’article est “Émergence de morphologies paramétrées pour l’acoustique des espaces de performance. Une aide à la décision issue du couplage d’un algorithme génétique et d’un système de prédiction acoustique”, il est placé en Annexe II du rapport de PFE et disponible suivant ce lien.

Le concept de classement en ligatures développé suite à mon mémoire au sein mon projet de fin d’études fera l’objet d’un article dans la revue DNArchi, courant Juillet je l’espère.

Je remercie sincèrement Eglantine Bigot-Doll qui en tant que directrice de PFE m’a accompagné des premières idées jusqu’à la présentation de ce projet, par des questions sincères et des échanges fructueux. Je remercie Hervé Lequay ainsi que l’équipe du laboratoire MAP-ARIA pour ces discussions tant architecturales qu’extrêment techniques, leur disponibilité tant pour des considération très générales que pour des détail d’écriture scientifique.
Je tiens aussi à remercier mes compagnons de table, que l’on soit à quatre ou à deux, qui ont permis ce quotidien si plaisant tout en abattant une quantité faramineuse de travail chaque semaine. Le soutien de ma famille et de mes amis.