La Somme de ses parties [1/4] – Introduction

Réhabilitation et extension de l’amphithéâtre Jean Capelle et du bâtiment propédeutique Louis Néel du campus de la Doua, Villeurbanne.

Par la réhabilitation des formes, des ambiances, des usages des éléments programmatiques typiques du monde académique, nous proposons une vision prospective de ce que les lieux universitaires peuvent devenir. Nous la développons au sein de trois dispositifs bordés par un jardin : l’amphithéâtre, la bibliothèque universitaire et la bibliothèque de partitions.Comme bien souvent, l’ensemble des éléments d’un tout porte un message plus large que la simple somme des parties.

AVANT-PROJET: Plan et élévation de l’amphithéâtre Capelle et du bâtiment Néel
AVANT-PROJET: Plan Masse – Élévation Est – Coupe Transversale de l’amphithéâtre Capelle, issus de sa planche anatomique

Alors l’amphithéâtre se fragmente puis s’étale pour donner différentes situations d’écoute et de parole.
C’est une composition d’individus.
La bibliothèque universitaire se dépoussière dans une dystopie de l’idéal moderne, celui qui hante encore Néel et les autres bâtiments du campus, en devenant un tout mécanique ; une boîte noire où la part d’humain ne survit que dans celle du consommateur.
C’est un réseau abstrait.
La bibliothèque de partitions est le contre-pied de l’automatisme à outrance. L’espace y est engendré par le classement des notations musicales accompagnées de leur interprétation (un disque microsillon et sa variante numérique).
C’est un rhizome opérant.

PROJET: Plan de Rez-De-Chaussée – Plan de R+1 – Coupe Transversale

Cette étude prend place dans le projet de rénovation et réhabilitation de l’amphithéâtre Jean Capelle et du bâtiment propédeutique Louis Néel. Deux édifices construit à la fin des années 50, dans l’esprit moderne de leur temps, figurant parmi les premiers bâtiments de l’INSA sur le campus de La Doua-Villeurbanne.

Elle propose une fiction de remise en fonction de l’emblématique amphithéâtre Capelle qui n’a pas ré-ouvert depuis son incendie en avril 2017. Elle donne l’occasion de créer une cohérence urbaine entre le nouveau cœur du campus et ces bâtiments, par leur forme et le jardin.