La Somme de ses parties [2/4] – Amphithéâtre en vignoble

La scène est au centre des gradins. Il n’y a plus de traces de l’ancien amphithéâtre, ses longs bancs disposés en autobus sont fragmentés dans le volume de Capelle puis projetés hors cette gangue moderne.
Cette fragmentation favorise l’émergence de différentes situations d’écoute par la position de l’auditeur et du groupe d’auditeurs par rapport à la scène et aux autres auditeurs ; et de fait celle d’interaction audience-audience/orateur-audience/audience-orateur. Cela se résout dans le volume par des face à face, des côtes à côte, des focis sur un ou plusieurs points.

La variété des positions des corps en situation d’écoute fait écho à la variété de leur position spatiale dans le volume. Ainsi, nous dissocions le gradin et le mobilier qui lui est apposé. Ils sont pour la plupart meublés de fauteuils ou de bancs placés derrière de longues tablettes. Ce mobilier disparaît par endroits pour laisser place aux poufs, coussins et autres volumes (in)formes et mous.
Nous prenons comme primordiale la règle de voir et d’entendre ce qui se passe sur la scène. Il n’y a pas de renversement des règles de la représentation théâtrale ici.
Les ouvertures sur l’extérieur sont ponctuelles, elles viennent distraire l’attention de certains rangs sur des points extérieurs à la salle, brisant le huis clos de son intérieur.