Les potentialités de l’objet-livre et de la bibliothèque-monde

Partons du livre en lui-même. Par définition, il s’agit d’un assemblage, chaque page étant «la suite de la précédente et l’origine de la suivante». Cependant, l’assemblage en question ne relève pas seulement de la hiérarchie interne de l’objet, il y a également une part de conception et de réception sensible, une appréhension personnelle – parfois inconsciente – qui ressort de l’abstraction mentale. Cette dernière dépend de chaque individu, de ce qu’il porte en lui. De plus, un livre est une production de l’esprit mais aussi un support, une ‘interface’ avec le·la lecteur·rice qui permet la diffusion et la conservation de textes variés : il est un ‘objet culturel’ transmettant du sens suivant une forme matérielle singulière, allant par-delà une temporalité et une topographie (concrète ou abstraite).

La littérature comme (trans)dispositifs réfléxifs – Réécritures et transpositions

Chaque livre a ce que l’on pourrait appeler un système de classification en soi (et pour lui-même) de part son découpage hiérarchique, son organisation : chapitres, parties, tomes, actes, scènes, etc. Aussi, des ‘’outils’’ internes viennent aider le lecteur à aborder cette gradation via des espaces comme le sommaire, l’index ou la table des matières.
Ce découpage hiérarchique, cette structure interne pourrait être transposée, devenir autre chose, aller au-delà du concept littéraire. Nous explorerons par le biais d’études de cas, allant de l’ouvrage papier à l’archive en ligne, les possibilités que donnent le livre comme objet, comme extension.